2 dates de prévues pour Molly's Lips, cover band de Nirvana au sein duquel je suis batteur :
le 21 janvier 2006 à la Taverne des Saules (Sainte Catherine les Arras)
le 10 février 2006 au Kabar (Arras)
Viendez nombreux !!
Sorti récemment pour célébrer les 25 ans de roadrunner, ce CD pourrait bien être le cadeau de Noël de tout métalleux, ancienne ou nouvelle génération...
Le concept de base de ce projet est plutôt simple : 4 "pointures" de chez roadrunner composent des titres pour l'occasion et appellent pour les interpréter leurs amis présents sur la même maison de disque... Imaginez, Robert Flynn (Machine Head), écrivant un titre, avec le batteur de Chimaira, le guitariste soliste d'Annihilator, le bassiste de Fear Factory et... Max Cavalera au chant... Vous saisissez le concept ?
Au final, on obtient un album de 18 titres de qualité, balayant tout ce qui se fait en terme de metal (de King Diamond - qui participe à un titre écrit par le guitariste de Trivium à Cradle of Filth, en passant par des influences Machine Head, Sepultura), avec des passages mélodiques(The end, Roads), d'autres très "rentre-dedans" (The Dagger, Independent) voire quelques incursions dans le black (Dawn of a Golden Age). Ce disque a magistralement évité le piège de la facilité et ne compte pas que sur les line-ups "dream teamesques" pour se vendre, les artistes participant au projet se sont investis pour composer des morceaux de qualité, s'éloignant souvent des chemins sur lesquels on peut les attendre (voir à ce propos les morceaux composés par Joey Jordisson...).
Cerise sur le gâteau : l'album est disponible avec un DVD d'une heure, montrant des morceaux choisis des sessions studios, malheureusement non sous-titré, qui intéressera les anglophones avertis et les musiciens, la part belle étant faite aux extraits des prestations musicales de ténors comme Steve DiGeorgio ou Joey Jordisson.
Note globale : 18/20
Qualité d'enregistrement : 20/20, l'album reste homogène au niveau du son bien que laissant la part belle à chaque facette personnelle du son de chacun, homogène donc, mais pas uniforme (et c'est tant mieux !)
Pochette : 14/20, illustration pas terrible (mais bon ça reste une question de goût), livret racontant la démarche derrière le projet sur plusieurs pages, paroles des morceaux non imprimées (mais disponibles sur le Net).
Je me rappelle, il y a une dizaine d'années... Tous les samedi nous allions à un concert dans un café. Tous les samedi, on revoyait d'une fois à l'autre les mêmes visages, les liens se nouaient autour d'un verre, de la musique (plus ou moins bonne en fonction des groupes...) plein les oreilles... Tout le monde y trouvait son compte : le patron de l'établissement, qui avait une pub gratuite, le goupe qui recevait un peu d'argent pour entretenir ou acheter du matériel et qui gagnait un peu de notoriété et le public, qui trouvait là un prétexte pour passer une soirée sympathique à moindres frais. Enfin, c'est ce que je croyais. Tout le monde n'y trouvait pas son compte apparemment et la tendance s'est inversée au fil des années.
L'URSSAF n'y trouvait pas son compte, certains établissements ont eu à rendre des comptes devant les tribunaux, faire jouer un groupe amateur dans son établissement est considéré comme du travail illégal. Le voisinage n'y trouvait pas son compte. Bien sûr, on peut facilement concevoir la gêne engendrée par un concert. Il y a une dizaine d'années, j'allais vois des concerts dans les cafés toutes les semaines, je n'y ai vu les forces de l'ordre que deux fois. De nos jours, c'est systématique, ils sont appelés à peine 22h passées. Que l'on m'explique alors en quoi la gêne a évolué, en quoi le "bruit" est différent. Et que l'on m'explique aussi comment on peut être surpris d'un environnement bruyant lorsque l'on emménage à proximité d'un café. Les rares établissements à permettre à des groupes de jouer le font avec d'énormes précautions pour minimiser le bruit autant que possible, et en prenant de gros risques. Ils sont de plus en plus nombreux à fermer leur porte à l'expression musicale de peur d'être contraints à fermer par décision administrative.
Il y a en ce moment une vague de violence, qui, nous dit-on, trouve une partie de ses origines dans le désoeuvrement des jeunes. Il y a dix ans, si les forces de l'ordre décidaient de surveiller les jeunes, elles n'avaient qiu'à se rendre au café qui donnait le concert de la semaine, et en avaient sous les yeux une bonne centaine, qui, au final, ne faisaient rien d'autre que de passer une bonne soirée et rentraient chez eux quand l'heure de la fermeture sonnait.
La France cherche depuis toujours à faire valoir son patrimoine culturel, Lille a été officiellement proclamée "capitale européenne de la culture" en 2004. Et voilà qu'au fil des années, tout un pan de ce patrimoine est réduit au silence, par une réglementation et des règles trop rigides et parfois surréalistes.
Un de mes amis tenant un café a un jour fait le calcul de ce qu'il en coûterait de faire un concert "dans les règles", à ceci près que ce calcul ne tenait pas compte des travaux liés à l'insonorisation de son établissement... Sans rentrer dans les détails, pour s'acquitter des charges patronnales et rémunérer la SACEM (et on se demande où irait l'argent versé à la SACEM pour un groupe amateur ne faisant pas de reprises...) et éventuellement offrir une petite rémunération au groupe, il conviendrait de demander un droit d'entrée d'environ 20€ par personne, ce que, je pense, personne n'est prêt à payer pour aller voir un groupe amateur.
La question reste alors entière : où jouer ce soir ?
Hier soir, c'était Pain of Salvation à la Loco à Paris... Inutile de ménager le suspens, le show était grandiose. Tout simplement.
Déjà en arrivant, miracle de miracle, la place devant l'entrée de la Loco est libre, je me gare et sors de la voiture sous les sourires amusés de certains, sous le regard dépité d'autres qui apparemment ont du se garer loin de la salle... Dommage, en matière de stationnement, il faut savoir tenter sa chance !!!
A l'entrée dans la salle, autre surprise, autre miracle, il reste quelques places devant la scène, oui oui, tout devant, celles où on est accoudés sur la scène... Etrange, mais je la prends cette place qui me tend les bras ! A l'usage, il s'avèrera que ce choix fut très judicieux, j'aurai pu m'amuser à défaire les lacets ou faire tomber le micro du bassiste en tendant le bras, si j'étais venu avec de mauvaises intentions !
Jamais deux sans trois, paraît-il. Le troisième miracle allait débuter, sous la forme d'un concert tout simplement énorme...
La set-list - moins axée sur Be que lors de leur passage en avril au même endroit - a puisé dans tout le répertoire de POS, y compris dans le 12:5, avec Leaving Entropia, This Heart of Mine, et une troisième dont j'ai oublié le titre... (désolé !!), en acoustique. De grands moments d'émotions (undertow, ending theme et l'incroyable Oblivion Ocean), entrecoupés de moments plus énergiques (Used, l'excellentissime People passing by en clôture du concert...), tout cela servi par un POS apparemment heureux d'être repassé par Paris, avec un Daniel Gildenlöw dans une forme éblouissante, nous gratifiant de nombreuses blagues hilarantes... devant un public totalement réceptif, qui participe et répond au doigt et à l'oeil à la moindre sollicitation de la part du goupe.
En bref, ce concert fut é-nor-me, deux heures qui se sont écoulées alors qu'on se croirait arrivés depuis 5 minutes...
A l'attention de Daniel Gildenlöw, s'il venait un jour à passer par ce blog (on peut toujorus rêver hein lol) :
"Thanks a lot for that night, during two hours my life was really worth living ! ".
LE morceau de WitV qui a été l'impulsion du changement, celui qui nous a poussé vers des registres plus "metal", dont voici le texte :
All the pathes I choose and where I got lost
All the trains I took and those I missed
All the words spoken that I should have stopped
All the decisions taken, well, I was wrong
We'd like to know how it would be
If we took the other way at the crossing
If we turned instead of going straight
If we could turn back and change it all
But what is done is done forever
I now have to face the future
Stop regretting the past, regretting
What did not happen, well it's too late
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